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Wallimage : un casting exceptionnel pour la 85e session

En seize ans d’existence, le line-up de Wallimage a régulièrement été éclairé par de grandes stars du cinéma, essentiellement francophones. Depuis quelques mois, la volonté des producteurs belges de se tourner davantage vers des œuvres anglo-saxonnes, scandinaves ou germaniques change la donne et nous permet d’épauler des œuvres différentes, écrites et réalisées par des artistes que nous n’avions pas l’habitude de côtoyer avant. Sans parler de comédiens qui découvrent la Wallonie alors qu’ils n’en avaient peut-être jamais entendu parler.

Même si les œuvres que nous cofinançons sont toujours choisies par notre conseil d’administration pour des considérations économiques (elles doivent booster l’économie audiovisuelle wallonne) bien plus que pour leur rayonnement intellectuel ou culturel, on ne peut que se réjouir de voir apparaître dans notre collection, riche de près de 300 films déjà diffusés en salles, des noms aussi prestigieux que Jake Gyllenhaal, Joachin Phoenix ou encore Nicolas Cage. Ce dernier tournera même tout l’été en Wallonie un film d’action d’essence anglo-saxonne. Étonnant, non ?

Pour la 85e fois de son histoire, le conseil d’administration de Wallimage a donc dû opérer des choix particulièrement difficiles (voire douloureux !) pour départager des dossiers qui auraient presque tous mérités un soutien du fonds wallon. Mais les réalités budgétaires sont incontournables et il a bien fallu trancher. Les tendances principales de cette excellente cuvée sont dans la lignée de celles de ces derniers mois : films de genre, coproduction de prestige, séries télévisées, un peu d’animation et un grand film belge signé par un réalisateur wallon prestigieux.

(…)

Last but not least, Kwassa nous a apporté un dossier pas banal : un documentaire en quatre parties sur l’histoire de l’esclavage, d’une grande ambition tant dans son propos que dans sa portée puisque ce projet de prestige sera largement diffusé à travers le monde pour célébrer l’an prochain l’anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Une partie des Routes de l’esclavage est composée de tournages sur fonds verts qui ont été réalisés dans les studios de TSF à Liège. Ces images seront ensuite animées selon le procédé peu répandu aujourd’hui de la rotoscopie. C’est Mikros Liège qui se charge de ce travail de bénédictins. Pour ce faire, la société de Bernard Devillers a recruté et formé douze jeunes gens en recherche d’emploi à cette technique, faisant d’eux des artistes très qualifiés dans un créneau où l’Europe se montre clairement dépourvue. Cerises sur le gâteau : Benuts sera en charge de l’animation des cartes géographiques, et toute la post-prod son sera effectuée en Wallonie.

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